Ce rapport, intitulé « Outils numériques : usages et dialogue dans la sphère familiale », a été réalisé en décembre 2025 par l’IFOP pour la Fondation pour l’Enfance, en partenariat avec la Fondation AFNIC, l’Université Paris-Saclay, et d’autres acteurs engagés dans l’éducation et la protection de l’enfance.
L’étude s’appuie sur une enquête représentative menée auprès de 1 001 parents d’enfants âgés de 8 à 15 ans, ainsi que sur les réponses de 953 enfants du même âge. Elle explore les pratiques numériques familiales, leur encadrement, et la qualité du dialogue entre parents et enfants autour de ces outils.
1. Un équipement numérique quasi généralisé, mais pour quels usages ?
87 % des enfants de 8 à 15 ans possèdent au moins un appareil numérique (smartphone, ordinateur, tablette, console connectée). 67 % des enfants ont un smartphone personnel avec accès à internet, surtout à partir du collège.
Les motivations principales pour équiper les enfants :
- Scolarité (54 % pour l’autonomie liée au collège, 52 % pour les devoirs en ligne).
- Loisirs (47 % pour jeux, vidéos, musique).
- L’influence du groupe reste secondaire (seulement 21 % des parents citent cette raison).
À noter : Les écrans récréatifs (réseaux sociaux, jeux vidéo) sont souvent confondus avec les outils éducatifs (portails scolaires, recherches pour les devoirs). Pourtant, leurs impacts et leurs finalités diffèrent radicalement.
2. Un encadrement parental présent, mais des pratiques à affiner
94 % des parents fixent des règles sur l’usage des écrans (durée, moments, contenus). 68 % utilisent un contrôle parental, mais seulement 33 % l’installent sur tous les écrans du foyer.
Les écrans récréatifs s’immiscent dans des moments clés :
- 20 % des enfants ont accès aux écrans au réveil ou pendant le petit-déjeuner.
- 30 % avant le coucher.
- 71 % des parents utilisent les écrans pour occuper leurs enfants par manque d’alternatives (météo, absence d’activités).
Problématique : Les écrans récréatifs (vidéos, jeux) sont souvent utilisés comme solution de facilité, au détriment d’activités éducatives ou d’échanges familiaux.
3. Des usages numériques variés, mais une sous-estimation des pratiques récréatives
Usages éducatifs (selon les parents) :
- 85 % des enfants utilisent internet pour les devoirs.
- 79 % consultent le portail numérique de leur établissement.
Usages récréatifs (réseaux sociaux, jeux vidéo) :
- 70 % des enfants s’en servent pour se divertir.
- 38 % des enfants déclarent utiliser souvent les réseaux sociaux (contre 31 % estimé par les parents).
Décalage : Les parents sous-estiment les usages récréatifs et surestiment les pratiques éducatives (ex. : lecture de livres ou visionnage de contenus éducatifs).
4. Un dialogue familial nécessaire, mais parfois conflictuel
95 % des familles discutent du numérique, mais 44 % des parents reconnaissent que ces échanges sont sources de disputes.
Les enfants plébiscitent un dialogue renforcé :
- 38 % veulent discuter des règles ensemble.
- 35 % souhaitent plus de moments sans écran à la maison.
Enjeu : Distinguer clairement les temps dédiés aux écrans récréatifs et ceux réservés au numérique éducatif, en impliquant les enfants dans la définition des règles.
5. Des enfants conscients des risques, mais en quête d’autonomie
79 % des enfants trouvent positif que leurs parents puissent les géolocaliser. 68 % considèrent le contrôle parental comme une bonne chose. 55 % admettent utiliser les écrans par ennui.
Piste d’action : Encadrer les écrans récréatifs tout en valorisant les outils éducatifs (ex. : jeux pédagogiques, contenus culturels).
Conclusion : Vers un numérique équilibré
Le rapport révèle une confusion fréquente entre écrans récréatifs et numérique éducatif. Pour un usage optimal :
- Distinguer les temps : Réserver des plages pour les activités éducatives (recherches, jeux pédagogiques) et limiter les écrans récréatifs aux moments adaptés.
- Impliquer les enfants dans la définition des règles pour favoriser leur adhésion.
- Privilégier le dialogue sur les risques et les alternatives aux écrans récréatifs.
Le numérique éducatif est un levier d’apprentissage, mais il ne doit pas être noyé dans un usage passif des écrans.
Source : https://www.fondation-enfance.org/
Illustration : Faire ses premiers pas dans la vie numérique
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Une étude récente de la Caisse d’Épargne et de l’Association e-Enfance/3018 révèle que 37 % des jeunes de 6 à 18 ans sont victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement. Un chiffre alarmant qui appelle à une mobilisation collective.
La pandémie de COVID-19 a bouleversé les pratiques éducatives en imposant un passage brutal au numérique. Pour les enseignantes et enseignants, cette transition a été un défi majeur, révélant des inégalités persistantes, notamment en matière de sentiment de compétence et de représentations genrées.

Notre monde hyperconnecté soulève une question cruciale : si nous réfléchissons à l’impact des technologies sur nos vies, qu’en est-il de leur influence sur nos enfants ?
Le RCS, ou Rich Communication Services, marque une avancée majeure dans la messagerie mobile. Contrairement aux SMS limités à 160 caractères, le RCS offre des fonctionnalités dignes des applications de messagerie instantanée modernes : envoi de photos et vidéos en haute qualité, conversations de groupe améliorées, indicateurs de saisie en temps réel, accusés de réception, communication via Wi-Fi et partage de localisation GPS. Ces améliorations rapprochent l’expérience de messagerie sur iPhone de celle d’iMessage, notamment lors des échanges avec les utilisateurs Android. Cependant, iMessage conserve des fonctionnalités exclusives et un niveau de sécurité supérieur.
Pourquoi DeepSeek intrigue ?
Inventé dans les années 1930, le talkie-walkie aurait pu paraître dépassé. Pourtant, l’application Ten Ten, lancée le 4 avril par un développeur français, reprend ce concept et connaît un succès fulgurant, notamment chez les jeunes. Déjà disponible sur iOS et Android, elle a dépassé le million de téléchargements.
Le message de l’application est explicite : « Chante, crie ou chuchote… tes amis t’entendront en temps réel, même quand le tel est verrouillé ! ». Un mode de fonctionnement fortement reproché.
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