🔍 TikTok, terrain de prédation
Avec plus de 1 000 signalements, TikTok concentre 3 fois plus de cas qu’Instagram et 4 fois plus que Snapchat. Les prédateurs y prennent contact avec les mineurs sur des espaces publics avant de les rediriger vers des messageries privées moins régulées (WhatsApp, Discord, etc.), où se poursuivent grooming et sextorsion. Plus de la moitié des cas de prédation sexuelle suivent ce schéma.
⚠️ Des plateformes en échec
Malgré les signalements, plus d’un contenu sur deux reste en ligne sur Snapchat, YouTube ou Facebook. Sur X (ex-Twitter), près de 75 % des contenus illicites ne sont pas retirés, sans explication. Une opacité qui prolonge les violences subies par les enfants.
🤖 L’IA, nouveau complice des violences
25 % des cas de sextorsion impliquent désormais des outils d’intelligence artificielle : deepfakes, logiciels de « déshabillage » virtuel, ou agents conversationnels détournés pour manipuler les mineurs. L’inaction des plateformes et l’essor de l’IA aggravent la situation, alerte Véronique Béchu, directrice de l’Observatoire e-Enfance.
🌍 Un modèle européen à suivre
Reconnue comme signaleur de confiance par l’Arcom (2024) et la Commission européenne, l’association e-Enfance/3018 voit son application mobile 5 fois plus utilisée en 2025 qu’en 2024. Son expertise inspire désormais un déploiement similaire dans tous les États membres de l’UE à partir de septembre 2026.
💡 Que faire ?
- Signaler : Utilisez le 3018 (appel, tchat ou application) pour alerter sur des contenus ou comportements dangereux.
- Éduquer : Sensibilisez les enfants, parents et professionnels aux risques numériques.
- Exiger : Les plateformes doivent retirer rapidement les contenus illicites et expliquer leurs décisions.
📌 Pour aller plus loin
📵 Interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : et après ?
Mardi 21 juillet, les députés et sénateurs ont adopté l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Pourtant, la majorité numérique (15 ans en France) interdisait déjà, en théorie, la création de comptes sur ces plateformes. Ces dernières ciblent pourtant ouvertement les adolescents et pré-adolescents.
Alors, comment encadrer cette mesure ?
Comment mener une prévention efficace ?
Interdire n’est pas la solution : il faut responsabiliser les jeunes, éduquer les familles et accompagner les plateformes.
Ce rapport, intitulé « Outils numériques : usages et dialogue dans la sphère familiale », a été réalisé en décembre 2025 par l’IFOP pour la Fondation pour l’Enfance, en partenariat avec la Fondation AFNIC, l’Université Paris-Saclay, et d’autres acteurs engagés dans l’éducation et la protection de l’enfance.
Illustration : Faire ses premiers pas dans la vie numérique
À l’ère du numérique, les réseaux sociaux font partie du quotidien des jeunes, parfois dès l’école primaire. Mais savent-ils vraiment protéger leurs données et leur vie privée en ligne ? La CNIL propose
À l’ère du numérique, les enseignants cherchent constamment des outils gratuits, accessibles et riches pour enrichir leurs cours.
DuckDuckGo, célèbre pour son engagement en faveur de la protection des données, franchit une nouvelle étape en proposant un chat vocal et visuel chiffré et gratuit sur sa plateforme 
Dans un monde où le numérique s’invite de plus en plus dans les salles de classe, les enseignants cherchent des outils simples et efficaces pour rendre leurs cours plus interactifs et accessibles. PairPods, un utilitaire gratuit et open source pour macOS, permet de diffuser l’audio d’un Mac vers deux dispositifs Bluetooth simultanément. Une solution idéale pour les enseignants qui souhaitent partager des ressources sonores (musique, podcasts, extraits de films) avec leurs élèves, sans fil et sans complication.
Qu’est-ce que CréaSon ?
Introduction :
AnimAction est une application web libre et gratuite pour réaliser facilement de courtes animations en stop-motion directement depuis un navigateur Internet.
Introduction
Une étude récente de la Caisse d’Épargne et de l’Association e-Enfance/3018 révèle que 37 % des jeunes de 6 à 18 ans sont victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement. Un chiffre alarmant qui appelle à une mobilisation collective.